Ça doit être vers le mois de décembre, en 1ere que je lui ai dit … il s’était écoulé quelques mois entre ma prise de conscience et le moment ou j’aurais enfin le courage de faire mon coming-out , la toute première fois. Malgrès que j’avais plus ou moins testé en tentant de sonder le terrain (bande de pervers va) j’étais nerveux … Mais tout s’est bien passé, il l’accepte sans problème, s’excuse pour toute les conneries qu’il a pu dire .. ça ma touché à l’époque. Le fait que soudainement il se rende compte qu’il aurais pu éventuellement me blesser et s’en excuse. Il l’acceptais bien, en apparence …
De nombreuses fois je me suis demandé si c’était exclusivement de l’amitié que je ressentait pour lui, mais étrangement je ne pouvais me résoudre à l’aimer. Il était désespérément accessible mais si proche à la fois … Je confesse avoir plusieurs fois pensais a tout un tas de saloperies que je pourrais faire avec lui, car naturellement il était super bien foutu. Genre vraiment bien ! Tout pour me tenter et me rendre dingue … Mais j’ai su , par je ne sais quel miracle, me contrôler … Peur de gâcher cette amitié ? Possible. Peur d’une réaction violente de sa part ? Probable . Quoi qu’il en soit j’ai toujours flashé grave sur ce mec.
Puis est arrivé la séparation à la fin du lycée, le bac en poche„ nous allions tous sur metz mais dans des fac différentes, si proches mais si éloignées par les horaires. On a perdu progressivement le contact. Quelques soirées chez lui, une ou deux nuit encore ensemble (oui c’était monnaie courante qu’on passe beaucoup de temps ensemble, et rester dormir chez l’un l’autre), et puis plus rien. Enfin si, THE BIG CLASH[1].
Je sentais bien que tout n’allais pas avec moi, je me sentait différents avec eux, et je me sentait parfois mal à l’aide avec ça … Comme pour décomplexer leur rapport avec mon homosexualité, ils en plaisantaient, plus ou moins finement. Donc je gros clash je disais, c’est quand durant une conversation je me suis rendu compte que NON, il ne l’acceptait pas. Et que pire, il rejetait tout cela en bloque, sans vouloir me le dire. De la même manière que des racistes disent de leur meilleur ami noir que “c’est pas pareil lui”, je me suis rendu compte qu’il était homophobe. Pour lui il acceptait ma conditions, mais pas que je danse/embrasse/caline/plotte un mec … autant dire que mes seules possibilités dans une soirée étaient de faire déco et figuration. Oui car ça dégoutais môssieur. Môssieur a qui j’ai mis dans les dents au passage que je ne disais rien quand il s’envoyait en l’air avec sa nana alors que j’avais a peine monté 2 marches de l’escalier, et que l’action avait lieu sous le-dit escalier. Bred il était homophobe, et s’il ne m’acceptais pas ce ne pouvais être mon ami. Voila comment il est passé au statut d’ex - meilleur ami.

Demain la suite, car c’est déjà assez indigeste comme cela.

Notes

[1] Pour ceuw qui ne connaitraient pas ce mot comprendre : grosse engueulade du millénaire